jeudi 30 mai 2013

Energie; Nu numéro 5

Finalement, cinq ce n'est pas tant que ça. Rien par exemple qui aurait impressionné ce bon vieux Michel Ange ou ce gourmand Rubens. N'importe, je suis heureux d'avoir produit cette série et encore une fois j'emmerde les prudes.

Nu numéro 4

Il en reste un et ce sera pour demain

mercredi 29 mai 2013

Nu numéro 3





Illustration de l'histoire un peu triste d'une jeune personne perdue au milieu d'un champ, comme ça, boum, à la suite d'une bête crevaison. Les tintinnabulements de sa petite sonnette ne lui sont d'aucun secours et son désarroi fait peine à voir. Une main secourable viendra-t-elle à son secours?


This is an illustration of a rather sad story of a young person stranded in the middle of a field, bam! just like that, because of a silly flat tyre. The weak sounds of her little bell are of no help at all and the young maiden is understandably distressed.  Will a helping hand come to her rescue?

mardi 28 mai 2013

Jeune Comorien Nu numéro 2

Il y a deux jours une cliente un peu coincée s'est figée devant mes cinq nus et m'a dit, le plus calmement du monde: "Je n'ai jamais compris pourquoi la majorité des artistes font autant de nus." Pris de court j'ai essayé de lui répondre rationnellement; "1 je trouve ça beau et 2 c'est un exercice difficile." Vous trouvez ça beau!" me dit-elle.
"Non seulement je trouve beaux de beaux corps nus mais avec mon travail j'essaie de le prouver."
" Mais à moi vous ne prouvez rien!"
J'étais dans un bon jour, je n'ai rien répondu,j'ai haussé les épaules et j'ai regardé ailleurs. Ma cliente voulait une scène de lessive à la rivière, sans un seul sein visible sans doute. Je n'ai pas su sa profession; même une prof ne pourrait être aussi bornée. Une rareté cette dame car tout le monde ou presque aime les nus, et pas seulement les enfants, tous fascinés par les seins et les fesses. Les hommes, d'ordinaire si discrets en face des paysages ou des natures mortes trouvent soudain mille traits d'esprit quand ils voient une jeune femme dénudée. Le Nu ne se vend pratiquement pas; ou alors il faut déjà avoir sa clientèle, confidentielle le plus souvent. Certains artistes ne font que du Nu; d'autres comme moi en font de temps en temps. Sur le plan technique je suis heureux de pouvoir faire un Nu crédible; je teste ainsi les limites de mes connaissances. Sur le plan affect je me gave naturellement de ce qui me fascine le plus et prend grand plaisir à m'entourer de corps au sein desquels j'aimerais vivre, jouer, suçotter, dormir, mourir. Si j'étais effectivement entouré d'autant de si douces et si soyeuses choses je pense qu'il me serait plus difficile de travailler dix à douze heures par jour. On va donc garder ça pour le Paradis et en attendant j'emmerde les prudes.
Un dernier mot enfin sur la nudité. Jamais à ma connaissance les hommes et les femmes ne se sont mises à poil pour commettre leurs pires saloperies. Les inventeurs de la bombe atomique, les politiques qui l'ont utilisée, les administrateurs de Monsanto, les exploitants de Bhopal, les généraux de Deir Yassin ont tous pris soin de mettre une cravate ou un chemisier propre avant de faire leur oeuvre de destruction. Le jour où Copé et Hortefeux seront vus à poil dans la piscine de Takkidine, alors peut-être les trouverais-je plus dignes de confiance.


Two days ago a woman custommer stopped in front of my five nudes , turned to me and said, very calmly:" I've never been able to understand why so many artists spend so much time painting nudes." Taken aback I tried to answer rationnally: "One I like nudes; two they're difficult." "You think that's nice!" she said
" Not only do I think that's super nice but with my work I try to prove it."
"You haven't proven anything to me!"
I was in a good day; I didn't answer anything, looked elsewhere and just shrugged my shoulders. She probably was looking for a washing scene by the river, with no tits showing. I never knew what she was doing; not even  a teacher would be as narrowminded as that. She was sort of a rarity that woman because virtually everybody likes nudes, and not only children, all fascinated by bare breasts and buttocks. Men, easily aloof in front of a landscape or a still life find a thousand good puns when facing a young naked female body. Nudes practically don't sell, unless one has a confidential turnover of regular custommers. Some artists work mostly on nudes; others, like myself, do it occasionnally. Technically I'm happy when I can paint a credible nude; I thus put my knowledge to the test. On a more affective level I don't mind indulging in what mesmerizes me most and it's great fun to surround myself with young, firm, sweet, soft bodies. Should I effectively be so surrounded I certainly would find it hard to work my usual 10 to 12 hours a day. We'll then wait till we're in Heaven and bugger the prudes meanwhile.
One last word about nudity. I've never noticed that men or women should walk around stark naked when the do their most dreadful things. They put their tie on and wore a clean blous the inventors of A bomb or the administrators of Monsanto or the politicians who declare wars or the generals at Deir Yassin. Yes, definitely yes; bugger the prudes.

lundi 27 mai 2013

Jeune Comorienne

Gil fait son "salon des artistes à Mayotte" vendredi prochain, 31 mai, vernissage vers 18 h 30. J'y serai. Avec cinq nus. Deux nus masculins; deux nus féminins et un cinquième avec deux hommes ensemble même qu'on se demande ce qu'ils font là. Il y avait longtemps que je n'avais pas touché au nu. C'est un vrai boulot et ça prend un temps infini. Mais c'est agréable et cinq d'un coup c'est une petite collection.

Gil stages his annual "salon of the artists in Mayotte", starting with the opening cocktail next Friday. I'll be there. With five nudes. Two male , two female ones and one with two men together that we don't know what they're about. I hadn't touched nudes for a while because it's real hard and long work. But it's pleasant to do and five of them is a small collection.

dimanche 26 mai 2013

mercredi 22 mai 2013

abstractions






Deux panneaux qui serviront de portes pour révéler et encadrer trois tableaux érotiques. Première commande de ce genre; j'ai eu plaisir à la faire.

Twopanels which will frame and be used as doors for an erotic tryptic. First order of the kind and I enjoyed painting it.

lundi 20 mai 2013

Nature morte





Pour ceux et celles qui préfèrent le tout couleurs; je pense à ma copine Nicole. Le prochain aussi sera tout couleurs.

For those who like best when it's colour everywhere; I'm thinking of my good friend Nicole. The coming painting will also be colour colour colour.

mardi 14 mai 2013

lundi 13 mai 2013

Fomboni

La mosquée de Fomboni. Située dans le centre de Fomboni, capitale de Mwali, la plus petite des quatre Comores; Anjouan étant la plus travailleuse, Ngazidja la plus grande et la plus procédurière et Mayotte la plus bruyante.

jeudi 2 mai 2013

Printemps



Lente sortie d’hibernation. On trouve un peu de ça dans ces deux derniers mois de silence. Et quand on pense hibernation on pense au côté ours, naturellement, peu enclin à s’extraire de la lente et exaltante préparation des grandes chasses à venir du printemps qui s’annonce et fort peu aimable envers qui le dérange sans prévenir dans sa méditation et sa taverne. Une différence notable cependant ; l’ours dort et vit sur ses réserves tandis que moi je travaille et me fais du gras. Un poil désespérant. Je soigne un fantasme récurrent en ce moment, dans la série des questions « que feriez-vous si… ? » . « Que feriez-vous, Marcel, si vous étiez riche ? » A vingt ans, trente ou quarante mes réponses auraient sans doute été les mêmes ; surf, sex and sun, et un endroit frais et sec pour dormir, pas forcément dans cet ordre mais tout cela présent dans mes vœux, oui, cent mille fois oui, mais aujourd’hui, à soixante cinq ans bientôt ce que je m’offrirais le plus volontiers, avant le surf et le sun et parfois même avant le sex, c’est le service d’un ou de deux cuisiniers, mâle ou femelle, je ne suis point délicat, qui passeraient leur temps à me faire plusieurs fois par jour une bouffe qui me réjouisse, me rassasie ET qui me fasse maigrir.
Quand je serai riche, peut-être…

Beaucoup de démarrages sur mes étagères ; quelques tableaux qui sortent. Je deviendrai sans doute plus loquace au fur et à mesure que les tableaux seront terminés. Depuis le début de mon blog c’est une constante ; je peins, je finis quelques tableaux, et ensuite j’écris un billet, qui n’a le plus souvent rigoureusement rien à voir avec le tableau mis en première ligne. Le tableau n’a jamais été là pour illustrer le texte qui l’accompagne mais il « justifie » le fait que j’écrive, comme s’il me fallait apporter la preuve que j’avais travaillé avant d’avoir le droit d’ouvrir ma gueule. Il ne s’agit pas d’une décision prise en toute conscience le jour où j’ai démarré mon blog ; il ne s’agit pas non plus d’une quelconque stratégie. Non, c’est comme ça. C’est la même chose que dans la vie normale ; peu de confiance en moi quand je ne suis pas sur mon territoire et abondance d’y-celle lorsque je suis dans mon atelier, entouré de mes images. Quand je suis chez moi c’est moi qui ai raison. Une fois dehors j’en suis moins sur.

Ca va suffire pour aujourd’hui. Bonjour à toutes et à tous et que vienne le printemps.


In English now

Slow hibernating out. That long silence of several months has something to do with hibernating, especially the grumpy bear bit; ruff if not rough, uncouth, not welcoming that much the stranger that comes unheralded in the silent and cosy tavern where bears and artists dream about and prepare the big hunts to take place in the coming new spring. But though I look like a bear, often behave and grunt like one and, as I was told, even smell like one at the end of a hot day there is a real big difference between myself and Winnie Pooh since during winter the bear sleeps and lives off his fat while I work like mad and put on weight. It seems there’s little way out. For the past months I have been playing all alone with silly questions of the type:” And what would you do if you, Marcel Séjour, the well known artist from well known Mayotte, what would you do if you were rich? Being rich starting when you can pay someone to do what you previously did for yourself and for free. Had one asked me that silly question when I was twenty, or thirty, or fourty and perhaps fifty also, I would have named surf, sex and sun, not necessarily in that order but heavy in my list of wishes, not one doubt about it. Today, sixty five in july, I’d skip surf and sun, naturally, keep sex close because one never knows and try to secure the services of one cook, two preferably,  whose sole aim in life would be to cook for me dishes that are a joy to the palate, a fulfilment to the stomach and bowels and a sure way to loose weight.
One day, when I’ll be rich, perhaps…

Lots of paintings started on my shelves; and some new ones coming out. I may become more loquacious as my paintings come off my palette.It’s something I’ve noticed ever since I’ve started my blog; I finish a painting, post it as the head line of my newest post, which deals with nothing close to the paintings, which don’t serve as an illustration backing up the text but which give me allowance to write, as if I had to prove first that I had done my work before being allowed to open my big mouth. The story of my life I guess; little confidence in the outside world and plenty of it when I’m at my easel, surrounded with my pictures. When I’m home I’m right; Outside I’m not so sure.

I hope the English version of this text will rich Rod and Rochi, my friends from Victoria, Steve the learned rascal, with bushy beard and a leather hat and probably one or two dingoes in the outback, my friend from NSW, and Rob of course, the wildest of them all,my dear young old master at painting and living. Thank you Tony for forwarding this note.
My love to you all.