Flop
Devant tant de circonspection il va me falloir développer un autre style ou changer de fans.
Or je n'ai envie de changer ni de l'un ni des autres. D'un côté il me faut d'autres adeptes, j'essaierai d'en trouver à Marseille, et de l'autre il me faut amener mes vieux fidèles à mon nouveau travail. Pour l'instant j'ai toujours envie de me vautrer dans la couleur. Les commentaires de mes deux amis m'auront amusé finalement et donné envie de finir les tableaux que j'ai commencés. Pour essayer de les convaincre; ce qui est très bête puisqu'on ne peut pas plus changer les gens que leurs goûts. C'est pour ça que cette rubrique s'appelle "à suivre".
Couleur ou lumière? Voilà un vrai sujet.Est-il possible de concilier les deux? Quand on parle de la lumière de Van Gogh ça m'énerve toujours un peu. La couleur, la texture, la touche et le dessin bien sur, mais pas tellement la lumière, si l'on excepte ses terrasses de café nocturnes et son champ aux corbeaux. Les anciens étaient plus capables semble-t-il de concilier les deux, sans doute parce que tous commençaient par de solides dessins. On pense au Caravage, à Rembrandt naturellement et à Matisse dans une moindre mesure mais c'est surtout Vermeer qui est le vrai maître de la lumière. Son secret? Peut-être sa lenteur.
Noir et blanc jusqu'à la fin de la semaine et mon petit dernier en en-tête (116 cm x 73); on m' a dit récemment que je devais être un homme bien seul puisqu'il n'y avait jamais de personnages dans mes bords de Loire. C'est heureusement beaucoup moins vrai avec mes paysages mahorais. N'importe; j'ai fait un petit effort avec ce dernier tableau ainsi qu'on peut le constater. Je vais aussi reprendre en noir et blanc ma Cène mahoraise, premier tableau de mon portrait de Mayotte. Avec une pensée amicale pour Léonard.
Et une aussi pour les David, les Aimé Carrabin, les Rambouillet, Josiane, Laurent, Luc, Astrid et ce bon Moustoifa, tous ces gens qui me donnent confiance et m'encouragent à continuer.