jeudi 30 mai 2013

Energie; Nu numéro 5

Finalement, cinq ce n'est pas tant que ça. Rien par exemple qui aurait impressionné ce bon vieux Michel Ange ou ce gourmand Rubens. N'importe, je suis heureux d'avoir produit cette série et encore une fois j'emmerde les prudes.

Nu numéro 4

Il en reste un et ce sera pour demain

mercredi 29 mai 2013

Nu numéro 3





Illustration de l'histoire un peu triste d'une jeune personne perdue au milieu d'un champ, comme ça, boum, à la suite d'une bête crevaison. Les tintinnabulements de sa petite sonnette ne lui sont d'aucun secours et son désarroi fait peine à voir. Une main secourable viendra-t-elle à son secours?


This is an illustration of a rather sad story of a young person stranded in the middle of a field, bam! just like that, because of a silly flat tyre. The weak sounds of her little bell are of no help at all and the young maiden is understandably distressed.  Will a helping hand come to her rescue?

mardi 28 mai 2013

Jeune Comorien Nu numéro 2

Il y a deux jours une cliente un peu coincée s'est figée devant mes cinq nus et m'a dit, le plus calmement du monde: "Je n'ai jamais compris pourquoi la majorité des artistes font autant de nus." Pris de court j'ai essayé de lui répondre rationnellement; "1 je trouve ça beau et 2 c'est un exercice difficile." Vous trouvez ça beau!" me dit-elle.
"Non seulement je trouve beaux de beaux corps nus mais avec mon travail j'essaie de le prouver."
" Mais à moi vous ne prouvez rien!"
J'étais dans un bon jour, je n'ai rien répondu,j'ai haussé les épaules et j'ai regardé ailleurs. Ma cliente voulait une scène de lessive à la rivière, sans un seul sein visible sans doute. Je n'ai pas su sa profession; même une prof ne pourrait être aussi bornée. Une rareté cette dame car tout le monde ou presque aime les nus, et pas seulement les enfants, tous fascinés par les seins et les fesses. Les hommes, d'ordinaire si discrets en face des paysages ou des natures mortes trouvent soudain mille traits d'esprit quand ils voient une jeune femme dénudée. Le Nu ne se vend pratiquement pas; ou alors il faut déjà avoir sa clientèle, confidentielle le plus souvent. Certains artistes ne font que du Nu; d'autres comme moi en font de temps en temps. Sur le plan technique je suis heureux de pouvoir faire un Nu crédible; je teste ainsi les limites de mes connaissances. Sur le plan affect je me gave naturellement de ce qui me fascine le plus et prend grand plaisir à m'entourer de corps au sein desquels j'aimerais vivre, jouer, suçotter, dormir, mourir. Si j'étais effectivement entouré d'autant de si douces et si soyeuses choses je pense qu'il me serait plus difficile de travailler dix à douze heures par jour. On va donc garder ça pour le Paradis et en attendant j'emmerde les prudes.
Un dernier mot enfin sur la nudité. Jamais à ma connaissance les hommes et les femmes ne se sont mises à poil pour commettre leurs pires saloperies. Les inventeurs de la bombe atomique, les politiques qui l'ont utilisée, les administrateurs de Monsanto, les exploitants de Bhopal, les généraux de Deir Yassin ont tous pris soin de mettre une cravate ou un chemisier propre avant de faire leur oeuvre de destruction. Le jour où Copé et Hortefeux seront vus à poil dans la piscine de Takkidine, alors peut-être les trouverais-je plus dignes de confiance.


Two days ago a woman custommer stopped in front of my five nudes , turned to me and said, very calmly:" I've never been able to understand why so many artists spend so much time painting nudes." Taken aback I tried to answer rationnally: "One I like nudes; two they're difficult." "You think that's nice!" she said
" Not only do I think that's super nice but with my work I try to prove it."
"You haven't proven anything to me!"
I was in a good day; I didn't answer anything, looked elsewhere and just shrugged my shoulders. She probably was looking for a washing scene by the river, with no tits showing. I never knew what she was doing; not even  a teacher would be as narrowminded as that. She was sort of a rarity that woman because virtually everybody likes nudes, and not only children, all fascinated by bare breasts and buttocks. Men, easily aloof in front of a landscape or a still life find a thousand good puns when facing a young naked female body. Nudes practically don't sell, unless one has a confidential turnover of regular custommers. Some artists work mostly on nudes; others, like myself, do it occasionnally. Technically I'm happy when I can paint a credible nude; I thus put my knowledge to the test. On a more affective level I don't mind indulging in what mesmerizes me most and it's great fun to surround myself with young, firm, sweet, soft bodies. Should I effectively be so surrounded I certainly would find it hard to work my usual 10 to 12 hours a day. We'll then wait till we're in Heaven and bugger the prudes meanwhile.
One last word about nudity. I've never noticed that men or women should walk around stark naked when the do their most dreadful things. They put their tie on and wore a clean blous the inventors of A bomb or the administrators of Monsanto or the politicians who declare wars or the generals at Deir Yassin. Yes, definitely yes; bugger the prudes.

lundi 27 mai 2013

Jeune Comorienne

Gil fait son "salon des artistes à Mayotte" vendredi prochain, 31 mai, vernissage vers 18 h 30. J'y serai. Avec cinq nus. Deux nus masculins; deux nus féminins et un cinquième avec deux hommes ensemble même qu'on se demande ce qu'ils font là. Il y avait longtemps que je n'avais pas touché au nu. C'est un vrai boulot et ça prend un temps infini. Mais c'est agréable et cinq d'un coup c'est une petite collection.

Gil stages his annual "salon of the artists in Mayotte", starting with the opening cocktail next Friday. I'll be there. With five nudes. Two male , two female ones and one with two men together that we don't know what they're about. I hadn't touched nudes for a while because it's real hard and long work. But it's pleasant to do and five of them is a small collection.

mercredi 22 mai 2013

abstractions






Deux panneaux qui serviront de portes pour révéler et encadrer trois tableaux érotiques. Première commande de ce genre; j'ai eu plaisir à la faire.

Twopanels which will frame and be used as doors for an erotic tryptic. First order of the kind and I enjoyed painting it.

lundi 20 mai 2013

Nature morte





Pour ceux et celles qui préfèrent le tout couleurs; je pense à ma copine Nicole. Le prochain aussi sera tout couleurs.

For those who like best when it's colour everywhere; I'm thinking of my good friend Nicole. The coming painting will also be colour colour colour.

mardi 14 mai 2013

lundi 13 mai 2013

Fomboni

La mosquée de Fomboni. Située dans le centre de Fomboni, capitale de Mwali, la plus petite des quatre Comores; Anjouan étant la plus travailleuse, Ngazidja la plus grande et la plus procédurière et Mayotte la plus bruyante.

jeudi 2 mai 2013

Printemps



Lente sortie d’hibernation. On trouve un peu de ça dans ces deux derniers mois de silence. Et quand on pense hibernation on pense au côté ours, naturellement, peu enclin à s’extraire de la lente et exaltante préparation des grandes chasses à venir du printemps qui s’annonce et fort peu aimable envers qui le dérange sans prévenir dans sa méditation et sa taverne. Une différence notable cependant ; l’ours dort et vit sur ses réserves tandis que moi je travaille et me fais du gras. Un poil désespérant. Je soigne un fantasme récurrent en ce moment, dans la série des questions « que feriez-vous si… ? » . « Que feriez-vous, Marcel, si vous étiez riche ? » A vingt ans, trente ou quarante mes réponses auraient sans doute été les mêmes ; surf, sex and sun, et un endroit frais et sec pour dormir, pas forcément dans cet ordre mais tout cela présent dans mes vœux, oui, cent mille fois oui, mais aujourd’hui, à soixante cinq ans bientôt ce que je m’offrirais le plus volontiers, avant le surf et le sun et parfois même avant le sex, c’est le service d’un ou de deux cuisiniers, mâle ou femelle, je ne suis point délicat, qui passeraient leur temps à me faire plusieurs fois par jour une bouffe qui me réjouisse, me rassasie ET qui me fasse maigrir.
Quand je serai riche, peut-être…

Beaucoup de démarrages sur mes étagères ; quelques tableaux qui sortent. Je deviendrai sans doute plus loquace au fur et à mesure que les tableaux seront terminés. Depuis le début de mon blog c’est une constante ; je peins, je finis quelques tableaux, et ensuite j’écris un billet, qui n’a le plus souvent rigoureusement rien à voir avec le tableau mis en première ligne. Le tableau n’a jamais été là pour illustrer le texte qui l’accompagne mais il « justifie » le fait que j’écrive, comme s’il me fallait apporter la preuve que j’avais travaillé avant d’avoir le droit d’ouvrir ma gueule. Il ne s’agit pas d’une décision prise en toute conscience le jour où j’ai démarré mon blog ; il ne s’agit pas non plus d’une quelconque stratégie. Non, c’est comme ça. C’est la même chose que dans la vie normale ; peu de confiance en moi quand je ne suis pas sur mon territoire et abondance d’y-celle lorsque je suis dans mon atelier, entouré de mes images. Quand je suis chez moi c’est moi qui ai raison. Une fois dehors j’en suis moins sur.

Ca va suffire pour aujourd’hui. Bonjour à toutes et à tous et que vienne le printemps.


In English now

Slow hibernating out. That long silence of several months has something to do with hibernating, especially the grumpy bear bit; ruff if not rough, uncouth, not welcoming that much the stranger that comes unheralded in the silent and cosy tavern where bears and artists dream about and prepare the big hunts to take place in the coming new spring. But though I look like a bear, often behave and grunt like one and, as I was told, even smell like one at the end of a hot day there is a real big difference between myself and Winnie Pooh since during winter the bear sleeps and lives off his fat while I work like mad and put on weight. It seems there’s little way out. For the past months I have been playing all alone with silly questions of the type:” And what would you do if you, Marcel Séjour, the well known artist from well known Mayotte, what would you do if you were rich? Being rich starting when you can pay someone to do what you previously did for yourself and for free. Had one asked me that silly question when I was twenty, or thirty, or fourty and perhaps fifty also, I would have named surf, sex and sun, not necessarily in that order but heavy in my list of wishes, not one doubt about it. Today, sixty five in july, I’d skip surf and sun, naturally, keep sex close because one never knows and try to secure the services of one cook, two preferably,  whose sole aim in life would be to cook for me dishes that are a joy to the palate, a fulfilment to the stomach and bowels and a sure way to loose weight.
One day, when I’ll be rich, perhaps…

Lots of paintings started on my shelves; and some new ones coming out. I may become more loquacious as my paintings come off my palette.It’s something I’ve noticed ever since I’ve started my blog; I finish a painting, post it as the head line of my newest post, which deals with nothing close to the paintings, which don’t serve as an illustration backing up the text but which give me allowance to write, as if I had to prove first that I had done my work before being allowed to open my big mouth. The story of my life I guess; little confidence in the outside world and plenty of it when I’m at my easel, surrounded with my pictures. When I’m home I’m right; Outside I’m not so sure.

I hope the English version of this text will rich Rod and Rochi, my friends from Victoria, Steve the learned rascal, with bushy beard and a leather hat and probably one or two dingoes in the outback, my friend from NSW, and Rob of course, the wildest of them all,my dear young old master at painting and living. Thank you Tony for forwarding this note.
My love to you all.

lundi 4 mars 2013

Fin de séjour








Quatre semaines aujourd’hui que je suis à Angers et la semaine qui reste est celle des au revoir. Jamais cinq semaines n’auront passé aussi vite. Le froid m’a fort peu soucié, au contraire, ce fut la dimension exotique de mon séjour en métropole. Après seize mois d’absence les rencontres furent intenses. Un repas de famille, les retrouvailles d’anciens amis, dont un datant du lycée, le décès d’une cousine habitant les montagnes, le débroussaillage d’un chemin ouvrant sur une formation pour Moustoifa et un travail avec ma mère sur des photos de son jardin prises l’année dernière. Des fleurs, des roses surtout, auxquelles il sera ajouté des phrases ou des petits textes pour faire l’album qu’elle destine à la famille de mon frère et à la mienne. Son testament artistique. « Voilà, mes garçons, ce que moi je trouve beau, voilà ce qui m’émeut, voilà ce que j’ai envie de faire voir. Voilà ce que j’ai envie de transmettre. Un vrai projet.
Du cinéma aussi ; Lincoln pour commencer. Bien fait, partial et sans surprise ; Blancanieves ce soir, austère, dramatique, résolument espagnol, et des huitres et des bons gâteaux et des vieux vins, certains rares, et deux tableaux terminés, l’un pour une jeune anglaise qui fait son métier de la plongée sous marine, l’autre pour Jean Ours (c’est son nom) et sa future jeune et charmante épouse qui se marient en juin.
Une très bonne coupure, et mon regard qui change, qui s’ouvre au moins sur des scènes d’hiver et de ville, qui leur trouve de l’intérêt. Désirs d’autres représentations. Histoire à suivre…

mercredi 20 février 2013

fable

Mon neveu préféré écrit des fables. Une histoire de lion qui raconte l'histoire d'une famille de perroquets qui s'enfuient d'où ils sont et bien sur l'un d'entre eux se perd dans une foret étrangère et finit, ce qui n'est point bête, par écrire son nom dans une clairière pour que les siens le retrouvent. Rien de bien grave puisque le jeune fol aura l'occasion de croiser les chemins de et de bavarder avec un sanglier et une vieille chouette.


Voici les trois premières illustrations de ce premier conte.

mercredi 6 février 2013

Répétitions








Il m’arrive de répéter des tableaux. Je parle de répéter, pas de copier. La copie demande un soin minutieux apporté à la représentation la plus exacte possible d’une œuvre et c’est un exercice en soi. Il permet au peintre qui s’y livre d’accéder, par l’observation et par la pratique à la technique du maître. Tous les grands peintres ont copié leurs idoles. Copier est un passage, vraisemblablement obligatoire pour tout artiste désirant acquérir son métier. Les plus brillants d’entre eux pourront devenir faussaires et gagner ainsi beaucoup plus d’argent qu’un artiste ordinaire avec une insécurité au moins aussi grande. Les autres, moins audacieux ou plus originaux auront appris comment travailler.
Répéter un tableau consiste à reprendre un même sujet (boutres du port de Moroni, médina de Mutsamudu, lessive à la rivière, etc.) dans une composition identique ou presque. Répéter peut alors être ennuyeux ou stimulant. Il est très rare, Dieu merci, que je passe du temps sur un tableau qui m’ennuie ; parce que l’ennui se manifeste le plus souvent dès l’idée du tableau, dès les premiers coups de fusain, et aussi parce que l’expérience a mille fois démontré qu’un tableau fait sous ennui est lui-même désespérément ennuyeux et donc à détruire. Beuark !
J’ai envie de répéter un tableau lorsque je pense pouvoir faire mieux qu’auparavant, sinon, ce n’est pas la peine.  Cette envie peut venir de moi ou elle peut venir d’autrui. La commande est à cet égard un des tout meilleurs aiguillons.
-          Monsieur, j’adore ce que vous faites, (très bonne façon de m’adresser la parole) et j’aime surtout vos scènes de vie… (on attend la suite), celles qui sont en noir et blanc avec les personnages en couleur… (encore un petit effort), les femmes à la rivière par exemple… (nous y voila). On aimerait vous en commander un comme celui que vous ont acheté les Perrier, vous voyez ?
Je ne me souviens ni du tableau ni des Perrier mais j’imagine. Une forêt primaire avec herbes folles, fourrés et grands arbres, une rivière se tordant au creux de son lit aux berges de cailloux. Pour peu qu’on prenne des pistes partant dans l’intérieur des terres on voit partout à Mayotte ce type de paysage, avec parfois la surprise charmante et inattendue, surtout le dimanche et plus rarement qu’autrefois, de la découverte dans une flaque de lumière et les miroitements aveuglants de l’eau et du feuillage d’une escouade de matrones multicolores et jacassantes assises les fesses dans l’eau, certaines les seins nus, entourées de leur piaillante marmaille. Ca rit, ça lave, ça rince, ça s’interpelle, ça hausse le ton ou ça plaisante, ça s’éclabousse en s’esclaffant, bref ça vit par tous les pores des peaux humides et miroitantes.
-          C’est quelque chose comme ça qu’on aimerait emporter comme souvenir de Mayotte, vous comprenez ?
-          Oui oui, bien sur.
Un peu que je comprends. Des femmes à la peau fraîche et aux dents éclatantes, rieuses, colorées, plantureuses et maternantes ; on aimerait tous en avoir à la maison et en ramener chez soi comme souvenir. Un avant goût du paradis. Un arrière goût plutôt, puisque cela ne se reproduira plus et je pense à ce texte de Romain Gary disant qu’avec la maternité « la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. »
-          Je ne vous en promets pas une copie exacte.
Je me donne ainsi le droit de modifier le décor, les personnages et leur disposition. Il ne me reste plus qu’à préciser qu’il ne faut pas être pressé et je suis désormais tranquille.

Alors, copier ou pas copier ? Quand on n’est pas très inspiré, quand on est un peu fatigué, quand on a des factures trop pressantes et qu’on pense à l’argent que va rapporter à coup sur une vente conclue d’avance on va naturellement au plus facile et on s’écarte alors très peu de ce qui a déjà été fait. Moins d’efforts, moins de risques… Mais l’ennui surgit immanquablement, gros frein qui fonctionne à fond. Paralysant, déprimant, nauséeux parfois même, toujours très irritant mais finalement salvateur puisque ce qui est contraint n’est pas bon, qu’au bout du compte ce n’est pas présentable, donc pas vendable et qu’à elle seule cette raison suffit à nous remettre au travail en prenant des risques, même des tout petits risques, mais de ces risques qui permettent, en s’essayant à des nouveautés, de continuer à apprendre et de connaître ainsi sur le métier un petit peu plus que ce qu’on en savait avant de commencer.   
Je suis en métropole en ce moment. Un peu de froid, beaucoup d’humidité, des gens pas très chauds eux non plus et tout le monde ENCORE habillé de noir (il y a tout de même vingt ans qu’elle dure, cette mode à la con) tout est lisse, terne et prévisible. Aucune de ces rugosités stimulantes qui caractérisent les petits villages des tropiques. Mais il y a la famille (réunion dimanche prochain), les ami(e)s et le dépaysement tranquille qu’apporte un changement provisoire. Des vacances donc et pour l’instant tout va bien.

PS un amical bonjour aux Sabatier


lundi 31 décembre 2012

Bonne année 2013 à toutes et tous/ Happy new year to you all

Franchement, sur les plans économiques et politiques je m'attends au pire. Mais je m'y attendais déjà pour 2012 alors va savoir...
Santé, oui, il en faudra toujours, et harmonie, le plus possible, le plus souvent possible et avec le plus de gens possible.


Les tableaux sont les deux derniers en couleur de l'année. Celui de Moustoifa est destiné à ma mère, qui veut un portrait de son petit fils noir. Elle l'aura en février.

Quite frankly I don't think it will be that a good year on economical and political levels; but I thought the same of 2012 so...
Health, yes, one always need plenty, and harmony, the most of it as possible the most often with the largest number of people.
Those are the last paintings "in color" of the year. My mother wanted a portrait of her black grand son and she will get Moustoifa's portrait in February.


samedi 29 décembre 2012

presque fini pour cette année

Un des derniers noir et blancs. Il y en a quatre autres, qui sont des reprises de travaux effectués précédemment et que je présenterai l'année prochaine. (bientôt)

One of the latest black and white. There are four others actually, which are paintings close to paintings which were done before. I'll show them next year. (soon)

dimanche 16 décembre 2012

Hello Soeuf





Portrait de Soeuf el Badawi, ex journaliste, acteur, metteur en scène et grand causeur comorien vivant à Moroni. Sans le faire exprès je lui ai donné l'allure d'un condottière hantant ou rôdant aux abords des geôles du pouvoir. Je trouve que ça lui va bien.

dimanche 2 décembre 2012

Expo Moroni; premier bilan

Si l’on considère que les Mahorais sont des comoriens, ce que je le fais très volontiers, la toute première conclusion de ces deux semaines et demi d’exposition c’est que j’aurai vu plus de comoriens devant mon travail en seize jours qu’en dix neuf ans à Mayotte. Plus d’intérêt, plus de curiosité, plus de questions posées et, ce qui est peut-être le plus significatif, plus de deuxièmes ou troisièmes visites, ces badauds qui viennent une première fois, et qui reviennent jeter un autre coup d’œil. Mes déplacements précédents en Grande Comore me l’avaient fait deviner ; aujourd’hui je confirme. J’ai pu rencontrer aussi d’autres artistes, écrivains, acteurs alors qu’à Mayotte ces gens là me sont étrangers. Un blanc a mis une option sur un tableau (le grain) et un Comorien en a acheté deux autres dont l’autoportrait, ce qui n’est pas banal ! D’une façon générale les visiteurs et visiteuses ont tous préféré mes travaux en noir et blanc avec touches de couleur, ce qui me fait plaisir et m’exaspère à la fois. J’ai une commande de deux grands formats ( 1,30 x 0, 80 ) pour une agence de transport aérien locale et ce sont des noirs et blancs plus couleurs. Trois panneaux de même format intéresseraient un grand hôtel arabe et sans alcool de la ville et ce sont à nouveau des noirs et blancs. Ca me fait plaisir qu’on aime ce que je produis de plus original mais ça me gonfle d’être obligé de produire ce qu’aiment les gens. Tout plaisir obligatoire devient une corvée. Ne nous plaignons cependant pas trop ; un plaisir obligatoire reste plus agréable qu’une corvée obligatoire et j’ai la chance d’expérimenter de temps à autre. L’angoisse est toujours au départ de l’expérimentation et si cette dernière débouche sur un échec on se dira, avec plus ou moins de colère qu’on avait bien raison de douter. Ce qui n’empêchera pas l’expérimentation suivante. La vraie récompense c’est lorsque l’expérience a débouché sur une création nouvelle, harmonieuse et suscitant la fierté de l’apprenti créateur. Même si cela n’arrive que quelques fois par an l’angoisse est alors reléguée au rang d’ingrédient qu’on ne mangerait pas seul mais dont le plat qu’on a confectionné ne peut se passer. Six et peut-être huit tableaux à faire pour la scène de Moroni. Les Mahorais m’ont-ils jamais demandé la même chose ?
La première conclusion c’est que les Mahorais sont des bourrins. Conclusion un peu hâtive, je le concède mais conclusion tout de même. Il existe plein d’explications historiques et culturelles qui nous proposent d’autres conclusions. Sans doute mais à ce stade de ma réflexion et pour aujourd’hui ma première conclusion me convient. Nous nuancerons plus tard. Inch’Allah.

jeudi 29 novembre 2012

retour et emmerdes


Retour de Moroni lundi. Pour apprendre qu'en mon absence la voiture avait développé un sérieux problème de moteur. Très sérieux même puisqu'on parlait de défaillance de la lubrification. On attend un jour que le mécano se prononce; on attend un autre jour parce qu'il n'a pas que ça à faire et le verdict tombe, plus vite que prévu et moins bon qu'espéré. Le moteur est mort. (Suzuki Samouraï) Si on en trouve un d'occase ça va me coûter entre 1200 et 1500 Euros tout compris, sinon il me faudra changer de voiture. Je ne suis pas content après Moustoifa qui a roulé alors que s'était allumé le voyant d'huile. (je pensais que c'était un avertissement, comme la jauge à essence!) je ne suis pas content non plus qu'il ait confié la voiture à des copains à lui, mécaniciens immédiatement disponibles maistrès très magnégnés, qui ont ruiné toute chance de récupération si d'aventure il y en avait eu une, en foirant des pas de vis par exemple. Moustoifa n'est pas content après moi qui refuse de payer la réparation merdique qui m'a coûté des pièces inutiles et un moteur cassé alors qu'il s'est engagé à payer les gougnafiers à molette. Et moi je ne suis pas content après moi pour avoir laissé à Moustoifa, conducteur sérieux et prudent mais inexpérimenté le soin d'une voiture geignarde et souffreteuse pendant les trois semaines de mon séjour à Moroni. Je voulais faire plaisir à Moustoifa en lui confiant la voiture pendant mon absence et voyez où j'en suis. Moustoifa voulait me faire plaisir en m'offrant une voiture réparée à mon arrivée à Moroni et voyez où nous en sommes.
Pas l'argent qu'il faut pour l'instant; la suite est donc toute simple: location ou prèt de voiture une fois tous les dix jours en moyenne pour aller chercher tout ce qui est lourd et volumineux. Marche à pied le reste du temps. Si seulement ça pouvait me faire maigrir... Moustoifa n'a pas de chance; son scooter tombe en panne au même moment; un gros truc lui aussi.
Je pense à mon père, qui avait l'habitude de dire dans ces situations: "quand la misère s'fout sur les poules, le diable ne les ferait point pondre!" Repose en paix Jo et trouve moi un moteur de Suzuki Samuraï.

vendredi 9 novembre 2012

Expo à Moroni

Ici tout va un peu plus lentement qu'ailleurs mais on y arrive quand même. Le vernissage prévu pour ce soir a eu lieu... avant hier! Ma charmante organisatrice n'a pas paniqué; je n'ai donc pas paniqué non plus. Les châssis ont été livrés à tant et en très bon état, les invités sont venus et tout le monde était content. Une seule vente de tableau cependant ce qui n'est pas terrible mais était prévu. Jamais vu autant de Comoriens à une de mes expos. Les hommes sont cordiaux et intéressés, les femmes sont aimables, le travail est fait correctement et à l'heure, bref on est pas à Mayotte et ça fait des vacances. Histoire à suivre

Everything is a little slower around here but we get there eventually. The vernissage was to be held tonight but it happened... the day before yesterday. The charming lady who organised the event didn't panic, thus I didn't panic either. The stretcher frames were delivered on time and in top condition, the invited guests came and everyone was happy. Just one painting sold though. (The old boats, Rod, unfortunately; I'l have to try and make another one for you on the same topic and in any case we'll proceed as planed) I've never seen as many Comorian people attending one of my exhibitions. Men are friendly and ask questions; women are smiling, the job is done correctly and on time, to sum it up we are not in Maore and that's holidays to me. Story to be continued

samedi 3 novembre 2012

sur le départ

This is a big one; 2 m x 1,20.  It will go to la Réunion in december. Strange how la Réunion has become a topic in conversation lately. As if something should happen there in a short future. We'll see...

mercredi 31 octobre 2012

rivière

Encore trois jours de travail puis deux jours de rangement puis une heure pour préparer la valise et après c'est les vacances. Ou presque. Ce sera différent en tout cas. Je vais essayer de tenir un journal de mes trois semaines aux Comores.

Another three days work then two days to tidy up a little and an hour to pack my case; holidays then; almost. It will be different in any case. I'll try to keep a diary during my three weeks there. See you shortly then

vendredi 26 octobre 2012

Assalam / La paix / Peace

C'est ce qui est écrit sur la couverture du livre. Du moins s'il faut en croire mon neveu, qui m'a fourni le graphisme. Ce sera le dernier des tableaux que j'emmènerai à Moroni. Ça aurait tout aussi bien pu être le premier d'entre eux. A tout seigneur n'est ce pas... Une reprise lui aussi puisqu'en six ans j'ai peint ce sujet deux fois en couleur et deux fois en noir et blanc. Je tenais absolument à arriver à Moroni avec ce travail. C'est donc terminé. Les tableaux sont décloués de leurs châssis, roulés dans un tube en plastique et mon avion part lundi en huit. Tout ce qui suivra sera expérience nouvelle et apprentissage.

That's what's written on the cover of the book. If my nephew is to be believed since he gave me the arabic word. This is the last one of the paintings I'll take with me to Moroni. It could habe been the first one of them just as well. In the past six years I've painted this subject twice with colours and twice with black and just a little colour. I wanted very much to come to Moroni with this picture. It's all over then. The paintings are off their stretchers, rolled in a plastic tube and my flight is due on Monday the 5th. All that is coming next will be new experience and apprenticeship.

mercredi 24 octobre 2012

Le Marcel






Ce tableau est une reprise. C'est la troisième fois que je le fais. Le premier, sur panneau de bois est à Mayotte; le second, sur toile est en métropole et celui ci finira peut-être aux Comores. Lorsque j'ai demandé au danseur anjouanais qui a posé pour moi d'exprimer ce qui était pour lui l'esclavage il a tout de suite pris cette attitude, laquelle me fait irrésistiblement penser aux attitudes que Michel Ange avait données à ses esclaves de marbre. J'en tirerais volontiers la conclusion que les rapports qu'entretenaient les Italiens du seizième siècle avec le corps et la domination étaient les mêmes que ceux que vivent aujourd'hui les comoriens de Anjouan. Autres temps, autres lieux, même réactions.
Ce tableau ira aussi à Moroni dans deux semaines maintenant.

I've done this painting three times. The first one is in Mayotte, the second one is in France and this one may end up in the Comoros. When I asked the dancer from Anjouan to mime what he felt was a slave he just took that pose, which reminded me at once of the attitude Michel Angelo gave to his slaves carved in marble. I now tend to think that the way people of sixteenth century Italy lived with their bodies and how they pictured domination was very close to the feelings of the people from the Comoros in today's time.

lundi 22 octobre 2012

La médina de Mutsamudu






Ce tableau ira aussi à Moroni pour mon expo de novembre. Encore deux après celui là et le compte sera bon.

This painting will also go to Moroni for my exhibition there. Another two to come and this will be it.

samedi 20 octobre 2012


Ce tableau fera partie de ceux qui seront exposés à Moroni du 9 au 24 novembre. Encore deux et ce sera fini.

jeudi 18 octobre 2012

Ce tableau fera partie de ceux qui seront exposés à Moroni du 9 au 24 novembre.
Rien d'autre à dire pour l'instant.

mardi 16 octobre 2012

la patate

Ce tableau fera partie de ceux qui seront exposés à Moroni du 9 au 24 novembre. Pour tout renseignements contacter Hissane Guy au 00269-769 25 72 ou au 00269  332 56 16

dimanche 14 octobre 2012

Pas de titre aujourd'hui



Ces deux tableaux font eux aussi partie de ceux qui seront exposés très bientôt maintenant à Moroni, capitale des Comores.

jeudi 11 octobre 2012

Malavuni (la campagne)

Ce tableau fera partie de ceux qui seront exposés à Moroni du 9 au 24 novembre. Pour tout renseignement contacter Hissane Guy au 00269-769 25 72 ou au 00269  332 56 16


 Malavuni ça veut dire "la campagne". Celle où l'on transpire, pas celle qu'on contemple. Personne n'y habite.



Malavuni means "country"; the sort of country you sweat for, not the one you gaze at. Who wants to live there?

mercredi 10 octobre 2012

Banga soleil

Ce tableau fait partie de ceux qui seront exposés à Moroni du 9 au 24 novembre.
Ca se rapproche.

Getting closer